Lorsqu’un patient envisage des soins dentaires à l’étranger, le prix et le choix de la clinique ne sont pas les seules questions à anticiper. Il faut également savoir combien de temps rester sur place, combien de voyages seront nécessaires et combien de mois s’écouleront avant la fin réelle du traitement.
Ces trois durées sont souvent confondues. Un patient peut parfaitement rester moins d’une semaine dans le pays alors que son traitement implantaire s’étend sur plusieurs mois. À l’inverse, deux cliniques proposant apparemment le même traitement peuvent organiser le parcours de manière très différente : deux séjours pour l’une, trois pour l’autre.
Pour une réhabilitation complète sur implants, comme un All-on-4 ou un All-on-6, la stratégie choisie par l’équipe médicale et prothétique joue un rôle essentiel. Lorsque la mise en charge immédiate est possible, un premier séjour peut permettre de réaliser la chirurgie et de repartir avec une prothèse provisoire fixe. Le patient revient ensuite plusieurs mois plus tard pour la réalisation de sa prothèse définitive.
Mais la chirurgie n’est pas le seul élément qui détermine la durée du séjour. Le laboratoire de prothèses occupe une place tout aussi importante. Une prothèse provisoire ou définitive doit être fabriquée, essayée, contrôlée et éventuellement corrigée avant le retour du patient.
Comprendre ces différentes étapes permet de mieux comparer deux cliniques dentaires à l’étranger et surtout d’éviter de choisir un traitement uniquement en fonction du nombre de jours annoncé ou du prix du devis.
Pourquoi la durée des soins dentaires à l’étranger varie-t-elle autant ?

Il n’existe pas une durée standard applicable à tous les patients qui partent réaliser des soins dentaires à l’étranger. Le calendrier dépend d’abord de la nature du traitement.
La réalisation de quelques couronnes n’impose évidemment pas les mêmes contraintes que la pose de plusieurs implants ou qu’une réhabilitation complète d’une mâchoire. Dans le second cas, il faut prendre en compte la chirurgie, la cicatrisation, l’ostéointégration et la fabrication des différentes prothèses.
L’état bucco-dentaire initial joue également un rôle majeur. Deux patients à qui l’on propose six implants peuvent avoir des parcours très différents. Le premier peut disposer d’un volume osseux suffisant et être éligible à une implantation immédiatement après les extractions. Le second peut nécessiter une greffe osseuse dentaire ou un sinus lift avant de pouvoir recevoir certains implants.
La possibilité de réaliser une mise en charge immédiate des implants influence également le calendrier. Lorsque la stabilité obtenue au moment de la chirurgie est suffisante et que les autres conditions cliniques sont réunies, une prothèse provisoire fixe peut être installée rapidement. Dans le cas contraire, le chirurgien peut décider de laisser les implants cicatriser avant de les mettre en fonction.
Il existe enfin un facteur beaucoup moins visible pour le patient : l’organisation prothétique.
La chirurgie peut être terminée en quelques heures. Cela ne signifie pas que le patient puisse reprendre l’avion le lendemain.
Après la pose des implants commencent les étapes nécessaires à la réalisation de la prothèse. Des enregistrements doivent être réalisés, les informations transmises au laboratoire, puis la prothèse doit être fabriquée. Viennent ensuite les essayages, le contrôle de l’occlusion, les ajustements et la pose.
C’est pourquoi la durée d’un séjour dentaire doit être déterminée à partir de l’ensemble du traitement et non uniquement de la durée de l’intervention chirurgicale.
Durée du séjour et durée totale du traitement : quelle différence ?
C’est probablement la distinction la plus importante à comprendre avant d’organiser un séjour dentaire à l’étranger.
Prenons l’exemple d’un patient qui arrive au Portugal le dimanche. Il se présente à la clinique le lundi matin et peut, lorsque toutes les étapes prévues ont été réalisées et validées, reprendre l’avion le vendredi.
Il aura donc passé environ cinq jours sur place.
Cela ne signifie absolument pas que son traitement implantaire aura duré cinq jours.
Dans le cas d’un All-on-6 avec mise en charge immédiate, le premier séjour peut permettre de réaliser les extractions nécessaires, la pose des implants et la mise en place d’une prothèse provisoire fixe. Le patient rentre ensuite chez lui avec cette prothèse.
Commence alors une phase essentielle qui ne se déroule plus à la clinique : l’ostéointégration des implants dentaires.
Pendant cette période, l’os cicatrise autour de la surface des implants. Cette étape nécessite du temps et ne peut pas être artificiellement accélérée simplement parce que le patient réalise ses soins à l’étranger.
Plusieurs mois peuvent donc séparer le premier et le deuxième séjour.
Le patient peut pourtant vivre normalement chez lui pendant cette période, sous réserve de respecter les recommandations de l’équipe soignante et les précautions liées à sa prothèse provisoire.
Le deuxième séjour intervient lorsque la situation permet d’engager la phase prothétique définitive. Il peut lui aussi être organisé sur quelques jours.
Ainsi, un traitement peut nécessiter deux séjours relativement courts tout en s’étendant sur plusieurs mois.
Il faut donc toujours distinguer la durée de chaque séjour, le nombre de séjours et la durée totale du traitement.
Cette distinction est particulièrement importante lorsque l’on compare plusieurs devis. Une annonce comme « implants en cinq jours » ne donne à elle seule que très peu d’informations sur le protocole réellement proposé.
Combien de jours faut-il réellement rester sur place ?

Pour les traitements implantaires complexes, une organisation du dimanche au vendredi constitue un exemple concret de séjour pouvant être proposé lorsque le protocole et le cas clinique s’y prêtent.
Dans le cadre de certains parcours organisés au Portugal, le patient arrive généralement le dimanche afin d’être disponible dès le lundi matin. Cela évite de perdre une journée de soins et laisse plusieurs jours consécutifs à la clinique et au laboratoire avant le vol retour.
Le lundi peut être consacré à l’examen clinique, aux vérifications nécessaires et à la confirmation du plan de traitement dentaire établi à distance. Lorsque la chirurgie est prévue et que la situation observée correspond au projet initial, les interventions peuvent ensuite commencer.
Mais les jours suivants ne sont pas simplement des journées d’attente.
Ils permettent d’effectuer le travail prothétique, les essayages, les contrôles et les ajustements nécessaires. Lors d’une réhabilitation complète avec une prothèse provisoire fixe en PMMA, il faut dans l’organisation que nous décrivons au moins quatre jours pour permettre au laboratoire et à la clinique de réaliser correctement ces différentes étapes.
Une prothèse destinée à remplacer une arcade dentaire complète doit en effet être adaptée à la bouche du patient. L’occlusion doit être contrôlée, tout comme la forme, le confort et l’intégration de la prothèse. Si une correction est nécessaire après un essayage, le laboratoire doit disposer du temps nécessaire pour la réaliser avant une nouvelle validation.
C’est également la raison pour laquelle il faut se méfier d’une comparaison basée uniquement sur la rapidité.
Rester moins longtemps à l’étranger peut sembler plus pratique et moins coûteux. Mais réduire une journée n’est intéressant que si cette journée est réellement inutile. Supprimer le temps nécessaire à un essayage ou à une correction n’apporte aucun bénéfice au patient.
Le même principe s’applique au deuxième séjour consacré à la prothèse dentaire définitive. Le patient peut arriver le dimanche et repartir le vendredi, mais plusieurs rendez-vous peuvent être nécessaires entre ces deux dates.
Le calendrier d’un séjour dentaire doit donc conserver une marge suffisante pour permettre les ajustements avant le retour.
Combien de temps prévoir selon le type de soins dentaires ?
La durée nécessaire dépend évidemment des soins à réaliser. Pour certains traitements prothétiques relativement simples, comme plusieurs couronnes ou un bridge, les différentes étapes peuvent parfois être concentrées sur un seul séjour.
La situation est différente lorsqu’un implant dentaire est posé.
Un implant dentaire remplace la racine d’une dent absente. Après son insertion dans l’os, une période de cicatrisation est généralement nécessaire avant la réalisation de la restauration définitive. Même si l’intervention elle-même est rapide, le traitement complet peut donc s’étendre sur plusieurs mois.
Lorsque plusieurs implants sont posés, la durée ne se calcule pas simplement en multipliant le temps nécessaire pour un implant. Ce sont surtout la stratégie chirurgicale, la reconstruction prothétique et la situation osseuse qui déterminent le calendrier.
Les réhabilitations complètes de type All-on-4 ou All-on-6 constituent un cas particulièrement intéressant. Lorsque les conditions sont favorables, plusieurs extractions peuvent être réalisées, les implants posés et une prothèse provisoire fixe préparée pendant le même séjour.
Le patient n’attend alors pas plusieurs mois sans dents fixes avant de retrouver une arcade fonctionnelle. Il porte une prothèse provisoire pendant la période d’ostéointégration, puis revient pour sa prothèse définitive.
La présence d’une perte osseuse importante, d’une greffe ou d’un sinus lift peut en revanche modifier cette organisation. Certains gestes peuvent parfois être associés à la pose des implants, tandis que d’autres situations imposent une phase de cicatrisation supplémentaire.
C’est précisément pour cette raison qu’il est difficile de répondre sérieusement à la question « combien de jours faut-il pour refaire ses dents à l’étranger ? » sans connaître le dossier du patient.
Le nombre de jours sur place est important, mais le nombre total de séjours l’est tout autant.
All-on-6 à l’étranger : combien de séjours faut-il prévoir ?

Le All-on-6 permet de restaurer une arcade complète à partir de six implants servant de support à une prothèse fixe. Mais derrière l’expression « All-on-6 » peuvent se cacher des protocoles sensiblement différents.
Dans une stratégie avec mise en charge immédiate, le parcours peut, dans de nombreux cas favorables, être organisé en deux séjours.
Le premier correspond principalement à la phase chirurgicale et à la réalisation de la prothèse provisoire. Après validation du traitement, les dents qui doivent être extraites peuvent l’être et les six implants sont posés lorsque la situation clinique le permet.
La stabilité primaire des implants est alors particulièrement importante. Si les conditions nécessaires à la mise en charge sont réunies, la fabrication de la prothèse provisoire fixe peut être engagée.
Le patient ne repart toutefois pas immédiatement après la chirurgie. Le laboratoire doit disposer de plusieurs jours pour travailler sur la prothèse en PMMA et permettre les différents essayages avant sa pose.
Après son retour à domicile commence la période d’ostéointégration.
Le second séjour intervient plusieurs mois plus tard et est principalement consacré à la réalisation de la prothèse définitive. Là encore, plusieurs jours sont nécessaires, car la qualité du résultat ne dépend pas uniquement des implants. Elle dépend aussi de la précision du travail prothétique et des différents contrôles effectués avant la pose.
Ce parcours permet donc de concentrer le traitement sur deux déplacements à l’étranger, sans confondre pour autant rapidité du séjour et rapidité de cicatrisation.
D’autres cliniques adoptent une organisation en trois séjours et séparent davantage certaines étapes chirurgicales ou prothétiques. Cette différence peut avoir des conséquences importantes sur la durée globale du traitement, mais également sur le coût réel du projet : billets d’avion, hébergement et jours de disponibilité supplémentaires.
Pour comprendre ces différences, il faut maintenant regarder plus précisément ce qui se passe pendant le premier séjour et ce que signifie réellement une mise en charge immédiate.
All-on-6 en deux séjours : comment se déroule le premier séjour ?
Lorsqu’un patient est éligible à un All-on-6 avec mise en charge immédiate, le premier séjour doit permettre d’enchaîner plusieurs étapes dans un délai relativement court. Cela nécessite une coordination précise entre le chirurgien-dentiste, l’équipe clinique et le laboratoire de prothèses.
Dans l’organisation généralement proposée aux patients accompagnés par Dentaire Futé au Portugal, l’arrivée se fait le dimanche afin que le patient soit disponible dès le lundi matin.
La première journée permet de confronter le projet établi à distance à la situation clinique réelle. Les examens nécessaires sont réalisés ou complétés et le praticien valide définitivement le plan de traitement. Cette étape est importante : une proposition réalisée à partir d’une radiographie panoramique ou d’autres éléments transmis avant le voyage ne remplace jamais l’examen clinique.
Lorsque le traitement peut être réalisé comme prévu, les extractions nécessaires et la pose des implants peuvent être effectuées. La possibilité d’une implantation immédiatement après extraction dépend notamment de la situation osseuse, de l’absence de certaines complications et des conditions rencontrées pendant l’intervention.
Une fois les implants posés, leur stabilité est évaluée. La stabilité primaire de l’implant joue un rôle essentiel lorsqu’une mise en charge immédiate est envisagée.
Mais la fin de la chirurgie ne signifie pas la fin du premier séjour.
La partie prothétique commence alors. Les informations nécessaires à la fabrication de la prothèse provisoire sont transmises au laboratoire. Une réhabilitation complète nécessite un travail précis pour obtenir une prothèse adaptée à la bouche du patient.
Dans le protocole que nous décrivons, il faut prévoir au minimum quatre jours pour permettre la fabrication de la prothèse provisoire en PMMA, les essayages, les ajustements et sa pose. Cette durée explique pourquoi un séjour allant du dimanche au vendredi reste pertinent même lorsque l’intervention chirurgicale est réalisée dès le début de la semaine.
L’objectif n’est pas simplement que le patient puisse repartir avec des dents fixes. Il faut également disposer du temps nécessaire pour vérifier le confort, l’occlusion et l’adaptation de la prothèse avant son retour.
Mise en charge immédiate : signifie-t-elle vraiment avoir des dents immédiatement ?
L’expression peut prêter à confusion. Une mise en charge immédiate des implants dentaires ne signifie pas nécessairement que le patient reçoit sa prothèse définitive quelques heures après la chirurgie.
Dans une réhabilitation complète, il s’agit généralement d’une prothèse provisoire fixe portée pendant la période de cicatrisation et d’ostéointégration.
Dans le protocole décrit précédemment, cette prothèse peut être réalisée en PMMA. Ce matériau permet de fabriquer une restauration provisoire adaptée à la période qui suit la chirurgie.
La notion d’« immédiat » concerne donc principalement le fait de mettre les implants en fonction rapidement après leur pose, lorsque les conditions nécessaires sont réunies. Elle ne supprime ni le travail du laboratoire ni le temps biologique nécessaire à l’intégration des implants dans l’os.
C’est également la raison pour laquelle la mise en charge immédiate n’est pas possible chez tous les patients. La décision dépend de plusieurs paramètres évalués par le praticien, notamment de la stabilité obtenue lors de la pose des implants et de la situation clinique générale.
Un patient doit donc être prudent face à une promesse commerciale laissant entendre qu’une prothèse fixe immédiate serait garantie avant même son examen.
Que se passe-t-il entre les deux séjours ?
Une fois le premier séjour terminé, le patient retourne à son domicile avec sa prothèse provisoire lorsque la mise en charge immédiate a pu être réalisée.
Le traitement continue pourtant.
Les semaines et les mois qui suivent correspondent à la période de cicatrisation et d’ostéointégration des implants. L’objectif est d’obtenir une liaison suffisamment stable entre l’implant et l’os avant la réalisation de la restauration définitive.
Durant cette période, le patient doit respecter les recommandations données par l’équipe soignante, notamment concernant l’hygiène bucco-dentaire et les contraintes exercées sur la prothèse.
La prothèse provisoire joue également un rôle intéressant. Elle permet au patient de retrouver une fonction et une esthétique pendant la cicatrisation, mais elle constitue aussi une période d’adaptation.
Le patient peut ainsi identifier certains éléments qui mériteront éventuellement d’être discutés avant la fabrication de la prothèse définitive : sensation en bouche, phonétique, esthétique ou confort.
Un suivi reste nécessaire pendant cette période. Une douleur inhabituelle, une mobilité de la prothèse, un gonflement persistant ou tout autre problème ne doit pas être ignoré sous prétexte que la clinique se trouve à l’étranger.
C’est pourquoi la qualité du suivi après des soins dentaires à l’étranger doit également être prise en compte lors du choix d’une clinique.
Deuxième séjour : combien de temps faut-il pour réaliser la prothèse définitive ?

Le deuxième séjour est souvent perçu comme beaucoup plus simple : les implants sont intégrés, le patient revient et la clinique pose ses dents définitives.
En pratique, cette phase nécessite elle aussi plusieurs jours.
Dans le type d’organisation utilisé pour de nombreux patients au Portugal, le patient peut à nouveau arriver le dimanche afin d’être disponible à la clinique dès le lundi matin, avec un retour prévu le vendredi lorsque toutes les étapes ont pu être réalisées et validées.
Cette fois, la chirurgie n’est généralement plus l’élément central. Le calendrier est largement déterminé par le travail prothétique.
Les implants et les tissus sont contrôlés avant d’engager la fabrication de la restauration définitive. Les informations nécessaires sont ensuite enregistrées afin que le laboratoire puisse travailler sur la nouvelle prothèse.
Plusieurs rendez-vous peuvent être nécessaires pendant la semaine.
Il faut vérifier l’adaptation de la future restauration, l’occlusion, le confort, mais également l’esthétique. La position des dents, le soutien des lèvres, le sourire ou encore la phonétique peuvent nécessiter des ajustements.
Si un essayage met en évidence une modification nécessaire, le laboratoire doit avoir le temps de reprendre le travail avant une nouvelle validation.
C’est pourquoi le deuxième séjour ne doit pas être résumé à « venir poser la prothèse définitive ».
Le temps consacré aux essayages et aux corrections fait partie intégrante du traitement.
Pourquoi le laboratoire de prothèses détermine-t-il souvent la durée du séjour ?
Dans le tourisme dentaire, les patients s’intéressent naturellement au chirurgien, aux implants utilisés ou à l’équipement de la clinique. Le rôle du laboratoire de prothèses dentaires est parfois beaucoup moins visible.
Pourtant, lors d’une réhabilitation complète, il peut directement déterminer le nombre de jours nécessaires sur place.
La pose de six implants peut être réalisée en une intervention. Une prothèse complète, en revanche, nécessite une succession d’étapes qui ne peuvent pas toutes être correctement concentrées en quelques heures.
Dès le premier séjour, la fabrication d’une prothèse provisoire en PMMA demande du temps. Dans l’organisation décrite ici, au moins quatre jours sont prévus pour permettre le travail du laboratoire, les essayages, les ajustements et la pose.
Lors du second séjour, le rôle du laboratoire devient encore plus déterminant puisque l’objectif est d’aboutir à la prothèse définitive.
Le patient doit pouvoir essayer les différentes étapes prévues et donner son ressenti. Le praticien doit de son côté contrôler les paramètres fonctionnels. Lorsqu’une modification est nécessaire, elle doit pouvoir être réalisée avant le départ.
Une clinique annonçant une durée de séjour très courte n’est donc pas automatiquement plus performante.
Il faut plutôt se demander : combien de temps est réellement prévu pour les étapes prothétiques et les éventuelles corrections ?
Réduire les délais logistiques peut être intéressant. Réduire le temps nécessaire aux contrôles ne l’est pas.
Pourquoi certaines cliniques proposent-elles trois séjours pour un All-on-6 ?
Tous les centres dentaires européens n’organisent pas une réhabilitation complète de la même manière.
Dans certains protocoles, notamment parmi ceux proposés par certaines cliniques de Budapest, le traitement peut être réparti sur trois séjours. D’autres cliniques hongroises travaillent cependant également sur deux séjours : il ne faut donc pas transformer une différence de protocole en règle géographique.
Un troisième déplacement peut correspondre à une séparation plus importante des différentes phases chirurgicales et prothétiques. Il peut également devenir nécessaire en fonction de l’état osseux du patient, d’une greffe, de la cicatrisation ou d’une modification du traitement initial.
Il existe donc une différence importante entre un troisième séjour prévu systématiquement par l’organisation de la clinique et un troisième séjour devenu nécessaire pour des raisons cliniques.
C’est précisément ce qu’un patient devrait chercher à comprendre lorsqu’il compare plusieurs propositions.
Si une clinique prévoit trois déplacements et une autre seulement deux pour un All-on-6 apparemment similaire, la bonne question n’est pas immédiatement : « laquelle est la meilleure ? »
Il faut demander ce qui sera réalisé pendant chacun des séjours.
Cette analyse permet de savoir si la différence provient réellement de la stratégie thérapeutique, de l’organisation du laboratoire ou d’une particularité du dossier.
Deux séjours sont-ils forcément préférables à trois ?
D’un point de vue pratique, deux séjours présentent des avantages évidents.
Un déplacement de moins signifie généralement un billet d’avion en moins, un hébergement en moins et moins de jours à libérer dans son emploi du temps. Pour un patient accompagné par son conjoint ou un proche, les économies peuvent être encore plus importantes.
Cela ne signifie pourtant pas qu’un protocole en deux séjours soit systématiquement supérieur sur le plan médical.
Si l’état du patient impose une étape supplémentaire, celle-ci doit être respectée. Une greffe importante, une cicatrisation insuffisante ou une situation imprévue peut parfaitement justifier une modification du calendrier.
Le nombre de séjours doit donc être évalué à traitement comparable et à conditions cliniques comparables.
En revanche, lorsque deux stratégies sont toutes les deux adaptées au dossier et permettent d’obtenir le même objectif thérapeutique, l’organisation en deux séjours peut simplifier considérablement le parcours du patient.
Le meilleur protocole n’est donc pas nécessairement celui qui promet le traitement le plus rapide. C’est celui qui évite les déplacements inutiles sans supprimer les étapes nécessaires à la qualité et à la sécurité du traitement.
Greffe osseuse ou sinus lift : pourquoi le traitement peut-il devenir plus long ?
La quantité et la qualité de l’os disponible peuvent modifier profondément le calendrier d’un traitement implantaire.
Lorsqu’une greffe osseuse avant implant ou un sinus lift est nécessaire, plusieurs stratégies sont possibles.
Dans certaines situations, le geste d’augmentation osseuse peut être réalisé en même temps que la pose des implants. Le calendrier n’est alors pas nécessairement bouleversé.
Dans d’autres cas, il est préférable de reconstruire d’abord le volume osseux puis de laisser cicatriser avant d’envisager la pose des implants. La durée totale du traitement augmente alors et un déplacement supplémentaire peut devenir nécessaire.
Cette différence explique pourquoi deux patients demandant exactement le même nombre d’implants peuvent recevoir des calendriers très différents.
Elle montre également les limites d’une promesse de traitement en deux séjours formulée avant l’étude sérieuse du dossier.
Une organisation rapide est intéressante uniquement lorsqu’elle reste compatible avec la situation clinique.
Que se passe-t-il si la mise en charge immédiate n’est finalement pas possible ?
L’étude d’une radiographie et du dossier médical permet de préparer le traitement avant le départ. Mais la décision définitive concernant certaines étapes ne peut être prise qu’après l’examen du patient et, pour la mise en charge immédiate, en fonction des conditions constatées lors de la chirurgie.
Le chirurgien peut notamment découvrir une situation différente de celle envisagée initialement ou ne pas obtenir les conditions nécessaires pour mettre immédiatement les implants en fonction.
Dans ce cas, la priorité doit rester le traitement.
Le protocole peut être modifié et la solution provisoire adaptée. Cela peut également avoir une conséquence sur le calendrier des séjours.
Cette possibilité doit idéalement être expliquée au patient avant son départ.
Une clinique sérieuse ne devrait donc pas seulement expliquer ce qui se passera si tout se déroule exactement comme prévu, mais également ce qui est envisagé si le protocole initial doit être modifié.
C’est l’une des questions utiles à poser avant d’accepter un devis dentaire à l’étranger.
Deux ou trois séjours : quelle différence sur le coût réel du traitement ?

Comparer uniquement le montant inscrit au bas de deux devis peut donner une vision trompeuse du coût réel des soins.
Imaginons deux propositions pour une réhabilitation implantaire complète. La première paraît légèrement moins chère mais prévoit trois voyages. La seconde prévoit deux séjours.
Le troisième déplacement implique potentiellement un nouveau billet d’avion, plusieurs nuits d’hôtel, des repas, des transferts et de nouveaux jours de disponibilité. Si le patient voyage avec un accompagnateur, une partie de ces dépenses peut être doublée.
Il faut donc distinguer le prix des soins dentaires du budget global nécessaire pour terminer le traitement.
Cette différence devient particulièrement importante pour les traitements nécessitant plusieurs mois de suivi.
Lorsqu’on souhaite comparer deux cliniques dentaires à l’étranger, le nombre de séjours et leur durée doivent donc être examinés au même titre que le prix des implants ou le matériau de la prothèse.
Un devis moins élevé n’est pas nécessairement le projet le moins coûteux une fois tous les déplacements pris en compte.
Comment comparer le calendrier proposé par deux cliniques dentaires ?
Avant de choisir une clinique, le patient devrait pouvoir visualiser son traitement depuis son premier jour sur place jusqu’à la pose de la prothèse définitive.
Il doit notamment savoir combien de séjours sont prévus, combien de jours il devra rester sur place et ce qui sera réellement effectué lors de chaque déplacement.
Pour une réhabilitation sur implants, il est également important de connaître la solution prévue entre les différentes phases. Le patient repartira-t-il avec une prothèse provisoire fixe ? Quand la prothèse définitive sera-t-elle réalisée ? Quelle est la durée estimée de l’ostéointégration ?
Il est tout aussi pertinent de demander ce qui se passe lorsque le scénario initial doit être modifié.
Si une mise en charge immédiate est prévue mais qu’elle ne peut finalement pas être réalisée, quelle solution sera proposée ? Si une greffe devient nécessaire, le nombre de voyages change-t-il ?
Enfin, le calendrier du laboratoire mérite d’être abordé. Le nombre de jours annoncé doit laisser suffisamment de temps pour les essayages et les corrections avant le vol retour.
C’est en mettant ces informations en parallèle avec le coût des soins dentaires à l’étranger que deux propositions deviennent réellement comparables.
Le bon choix ne repose donc pas seulement sur une destination ou sur un prix. Il repose sur la compréhension du protocole complet.
Comment se déroule un séjour All-on-6 au Portugal avec Dentaire Futé ?
Pour les patients accompagnés par Dentaire Futé au Portugal, un All-on-6 peut, lorsque la situation clinique permet une mise en charge immédiate, être organisé en deux séjours.
Le premier commence généralement par une arrivée le dimanche. Le patient est ainsi disponible dès le lundi matin pour les examens, la validation définitive du traitement et les soins prévus.
Après la phase chirurgicale, plusieurs jours sont consacrés à la réalisation de la prothèse provisoire en PMMA, à ses essayages, aux ajustements et à sa pose. Lorsque toutes les étapes sont terminées et validées, le retour peut généralement être organisé le vendredi.
Le patient poursuit ensuite sa période d’ostéointégration à domicile avec sa prothèse provisoire.
Plusieurs mois plus tard, le deuxième séjour peut suivre une organisation similaire : arrivée le dimanche, rendez-vous à la clinique dès le lundi et présence sur place pendant la semaine.
Cette fois, une grande partie du calendrier dépend du laboratoire de prothèses. Les différents enregistrements et essayages sont réalisés, les ajustements nécessaires sont effectués puis la prothèse définitive est posée après validation. Le retour peut généralement avoir lieu le vendredi lorsque l’ensemble des étapes prévues est terminé.
Cette organisation permet donc, dans les cas qui s’y prêtent, de concentrer une réhabilitation complète sur deux déplacements au Portugal.
Elle ne constitue toutefois pas une garantie applicable à tous les patients. Le nombre de séjours et leur durée doivent toujours être confirmés après étude du dossier puis validation par l’équipe médicale.
FAQ sur la durée des soins dentaires à l’étranger
Combien de jours faut-il rester à l’étranger pour des implants dentaires ?
La durée dépend du nombre d’implants, du traitement prothétique et de la situation clinique. Pour certaines réhabilitations implantaires complètes organisées au Portugal, un séjour peut s’étendre du dimanche au vendredi afin de disposer de plusieurs jours de travail clinique et prothétique.
Combien de séjours faut-il prévoir pour un All-on-6 ?
Un All-on-6 peut être organisé en deux séjours lorsque les conditions permettent notamment une mise en charge immédiate et que le protocole de la clinique est conçu ainsi. D’autres stratégies prévoient trois déplacements. Le nombre exact doit être déterminé en fonction du dossier du patient et du protocole choisi.
Peut-on réaliser un All-on-6 en deux séjours ?
Oui, dans de nombreux cas. Le premier séjour permet de réaliser la phase chirurgicale et, lorsque les conditions sont réunies, de poser une prothèse provisoire fixe. Après plusieurs mois d’ostéointégration, le deuxième séjour est consacré à la réalisation de la prothèse définitive.
Pourquoi certaines cliniques prévoient-elles trois séjours ?
Cela peut correspondre à une organisation différente des phases chirurgicales et prothétiques ou être rendu nécessaire par la situation clinique. Une greffe, une cicatrisation particulière ou une modification du traitement peut également nécessiter un déplacement supplémentaire.
Combien de temps faut-il attendre entre les deux séjours ?
Le délai dépend principalement de la cicatrisation et de l’ostéointégration des implants. Il est généralement de plusieurs mois, mais seul le praticien peut déterminer le moment approprié pour engager la phase prothétique définitive.
Combien de jours faut-il pour fabriquer une prothèse provisoire fixe ?
Dans le protocole décrit pour les réhabilitations complètes au Portugal, au moins quatre jours sont prévus pour permettre au laboratoire de fabriquer la prothèse provisoire en PMMA et pour réaliser les essayages, ajustements et la pose. Cette durée peut varier selon le traitement et l’organisation de la clinique.
Une greffe osseuse peut-elle nécessiter un séjour supplémentaire ?
Oui. Certaines greffes peuvent être réalisées simultanément à la pose des implants, tandis que d’autres nécessitent une période de cicatrisation avant l’implantation. Dans ce dernier cas, la durée totale et parfois le nombre de séjours augmentent.
Quand reçoit-on la prothèse définitive après un All-on-6 ?
La prothèse définitive est généralement réalisée après la période d’ostéointégration, lorsque l’équipe médicale considère que les implants et les tissus permettent de passer à cette étape. Elle est alors fabriquée et ajustée lors du séjour prothétique définitif.
Sources :
Directive 2011/24/UE — Texte officiel sur les soins transfrontaliers (droits des patients)
Texte législatif établissant les droits des patients pour accéder à des soins dans un autre État membre et les règles de coopération entre États.
Toolbox for Cross-Border Healthcare — guide pratique pour patients et points de contact
Boîte à outils expliquant démarches, autorisations préalables et bonnes pratiques pour organiser des soins transfrontaliers.
Liste des National Contact Points (coordonnées et services d’assistance)
Annuaire des points de contact nationaux qui renseignent les patients sur remboursements, autorisations et démarches administratives.
Guide « Organiser des soins planifiés à l’étranger » (pas-à-pas pour patients)
Notice pratique décrivant les documents à préparer, les règles de remboursement et les conseils avant de voyager pour des soins.
Health at a Glance: Europe (indicateurs comparés, 2023)
Rapport fournissant indicateurs nationaux de santé et comparaisons utiles pour évaluer l’offre et la qualité des systèmes de santé européens.
Global Tourist Guide to Oral Care — revue systématique sur le tourisme dentaire
Revue analysant motivations, variabilité des coûts, risques et recommandations pratiques pour les patients envisageant des soins à l’étranger.







