Recevoir une prothèse provisoire All-on-6 le jour même ou dans les heures qui suivent la pose des implants constitue aujourd’hui une pratique courante dans de nombreuses cliniques spécialisées. Cette solution permet au patient de retrouver rapidement un sourire esthétique et une fonction masticatoire suffisante pendant toute la période de cicatrisation. Contrairement à une idée reçue, cette prothèse n’est pas une version « provisoire » au sens de qualité inférieure. Elle joue un rôle essentiel dans la réussite du traitement en protégeant les implants dentaires durant leur phase d’ostéo-intégration et en préparant les tissus à recevoir la restauration définitive.
De nombreux patients s’interrogent naturellement sur cette étape intermédiaire. Combien de temps faudra-t-il porter cette prothèse ? Est-il possible de manger normalement ? Quels aliments faut-il éviter ? Est-elle suffisamment solide pour reprendre une vie normale ? Pourquoi ne pas poser directement la prothèse définitive si les implants sont déjà en place ? Toutes ces questions méritent des réponses précises, car comprendre le rôle de cette prothèse permet de mieux vivre les premiers mois suivant l’intervention.
Que votre traitement soit réalisé en France ou dans le cadre d’un tourisme dentaire au Portugal, en Hongrie ou dans un autre pays européen, les principes biologiques restent exactement les mêmes. Les implants ont besoin de plusieurs mois pour fusionner durablement avec l’os de la mâchoire. Cette période de cicatrisation est déterminante pour assurer la stabilité du traitement pendant de nombreuses années.
La prothèse provisoire All-on-6 accompagne justement cette phase de guérison. Elle vous permet de sourire, de parler et de retrouver une alimentation adaptée sans avoir à porter un appareil amovible. Bien utilisée et correctement entretenue, elle participe directement au succès du traitement implantaire.
Dans ce guide complet, découvrez le rôle de la prothèse provisoire, les différentes étapes de sa fabrication, les précautions à respecter, son entretien quotidien, les aliments à privilégier et tout ce qu’il faut savoir avant la pose de la prothèse définitive.
Qu’est-ce qu’une prothèse provisoire All-on-6 ?

La prothèse provisoire All-on-6 est un bridge complet fixé sur six implants dentaires répartis stratégiquement dans l’os de la mâchoire. Elle remplace immédiatement l’ensemble des dents absentes afin que le patient ne reste jamais sans dentition pendant la période de cicatrisation.
Contrairement à un appareil amovible classique, cette prothèse est généralement transvissée. Elle est fixée directement sur les implants grâce à des piliers spécifiques appelés Multi-Unit Abutments. Une fois installée, elle offre une excellente stabilité et ne peut pas être retirée par le patient. Cette fixation améliore considérablement le confort au quotidien et procure une sensation beaucoup plus naturelle qu’un dentier traditionnel.
La plupart des prothèses provisoires sont fabriquées en résine PMMA, un matériau largement utilisé en implantologie. Cette résine présente plusieurs avantages. Elle est légère, suffisamment résistante pour assurer la fonction masticatoire pendant quelques mois et permet d’effectuer facilement des ajustements si nécessaire. Son esthétique est également très satisfaisante, ce qui permet au patient de retrouver rapidement un sourire harmonieux.
Même si cette prothèse est qualifiée de provisoire, elle est conçue avec précision. Les dents sont positionnées afin d’obtenir un sourire naturel, une bonne phonation et une mastication progressive. Les laboratoires dentaires utilisent aujourd’hui des technologies numériques de conception et d’usinage qui permettent d’obtenir une excellente adaptation dès les premières heures suivant la chirurgie.
Cette étape représente souvent un véritable soulagement psychologique. De nombreux patients arrivent en consultation avec plusieurs dents absentes, des dents fortement délabrées ou un appareil amovible devenu inconfortable. Repartir avec une dentition fixe le jour même change profondément leur quotidien et leur permet de retrouver rapidement confiance en eux.
Il est toutefois important de comprendre que cette prothèse n’est pas destinée à durer toute la vie. Elle constitue une étape thérapeutique indispensable avant la fabrication de la restauration définitive, beaucoup plus robuste et plus durable.
Quel est le rôle de la prothèse provisoire pendant la cicatrisation ?
La réussite d’un traitement All-on-6 dépend essentiellement d’un phénomène biologique appelé ostéo-intégration. Après leur mise en place, les implants doivent progressivement fusionner avec l’os de la mâchoire. Cette réaction naturelle permet de créer une liaison extrêmement solide entre le titane de l’implant et l’os environnant.
Cette phase dure généralement entre quatre et six mois, mais elle peut être plus longue chez certains patients, notamment en cas de greffe osseuse, de faible densité osseuse ou de certaines pathologies chroniques. Pendant toute cette période, les implants restent plus sensibles aux contraintes mécaniques excessives.
La prothèse provisoire a précisément été conçue pour accompagner cette phase de cicatrisation. Grâce à sa structure plus légère qu’une prothèse définitive, elle limite les forces exercées sur les implants tout en permettant au patient de retrouver une fonction masticatoire compatible avec la guérison.
Elle joue également un rôle essentiel dans la cicatrisation des tissus mous. Après les extractions dentaires et la chirurgie implantaire, les gencives évoluent progressivement. Leur volume diminue légèrement et leur forme se stabilise au fil des semaines. La prothèse provisoire guide cette évolution et participe à la création d’un contour gingival harmonieux qui facilitera ensuite la réalisation de la prothèse définitive.
Un autre avantage souvent méconnu concerne les ajustements fonctionnels. Durant les premiers mois, le praticien peut modifier certains contacts entre les dents, améliorer l’occlusion ou corriger légèrement la position de certaines dents si cela s’avère nécessaire. Ces réglages seraient beaucoup plus complexes sur une prothèse définitive en zircone.
La prothèse provisoire permet également d’observer les habitudes de mastication du patient. Certains mouvements peuvent entraîner des contraintes importantes sur les implants. Les contrôles réguliers permettent alors d’adapter la prothèse afin de préserver au maximum la stabilité des implants pendant leur intégration.
Enfin, cette phase intermédiaire laisse au laboratoire le temps nécessaire pour concevoir une restauration définitive parfaitement adaptée à l’évolution des tissus. Une prothèse réalisée trop tôt risquerait de ne plus correspondre exactement à la morphologie de la gencive quelques mois plus tard.
Pourquoi ne pose-t-on pas directement la prothèse définitive ?

Cette question revient très fréquemment lors des consultations. Les patients comprennent que les implants sont déjà solidement vissés dans l’os et s’interrogent naturellement sur l’intérêt d’une étape provisoire.
La première raison est biologique. Lorsqu’un implant est posé, il ne devient pas immédiatement solidaire de l’os. Les cellules osseuses doivent progressivement coloniser sa surface afin de créer une fixation durable. Ce phénomène d’ostéo-intégration constitue la clé du succès d’un traitement implantaire.
Durant cette période, les implants ne doivent pas subir de contraintes trop importantes. Une prothèse définitive en zircone ou comportant une armature en titane est beaucoup plus rigide et plus lourde qu’une prothèse provisoire en résine. Elle transmet davantage de forces lors de la mastication, ce qui pourrait compromettre la cicatrisation osseuse chez certains patients.
Les tissus gingivaux évoluent également de façon importante après la chirurgie. Les gencives cicatrisent, leur volume se modifie progressivement et les contours deviennent plus réguliers. Cette évolution influence directement la forme de la future prothèse. Attendre quelques mois permet donc d’obtenir un résultat esthétique beaucoup plus précis.
La période provisoire offre également la possibilité de contrôler l’évolution de chaque implant. Des examens cliniques et radiographiques permettent de vérifier que l’os cicatrise correctement autour des implants et qu’aucune complication ne compromet leur stabilité.
Le laboratoire de prothèse profite lui aussi de cette période pour préparer la restauration définitive dans les meilleures conditions. Les empreintes numériques finales sont réalisées une fois la cicatrisation terminée, ce qui améliore considérablement la précision d’adaptation. Les techniciens peuvent alors travailler sur la forme des dents, leur teinte, leur alignement, leur longueur et leur occlusion afin d’obtenir un résultat esthétique et fonctionnel durable.
Cette attente peut sembler longue, mais elle permet de réduire le risque de complications tout en garantissant une meilleure longévité des implants et de la future prothèse.
Comment se déroule la pose de la prothèse provisoire All-on-6 ?
Avant toute intervention, un bilan complet est réalisé afin d’évaluer la faisabilité du traitement. Il comprend généralement un examen clinique, une radiographie panoramique et un scanner tridimensionnel permettant d’analyser précisément le volume osseux disponible. Ces examens aident le chirurgien à déterminer la position idéale des six implants et à anticiper les éventuelles difficultés anatomiques.
Le jour de l’intervention, les dents restantes sont retirées si leur conservation n’est plus possible. Les implants dentaires sont ensuite insérés dans les zones où l’os présente la meilleure qualité afin d’assurer une excellente stabilité primaire. Cette stabilité est indispensable pour envisager une mise en charge immédiate avec une prothèse provisoire.
Une fois les implants en place, des piliers de connexion sont fixés. Ils servent d’interface entre les implants et le futur bridge transvissé. Des empreintes numériques ou conventionnelles sont ensuite réalisées afin que le laboratoire puisse fabriquer la prothèse avec une grande précision.
Dans les cliniques équipées d’un laboratoire numérique sur place, la fabrication débute immédiatement grâce aux technologies CAD/CAM. Cette organisation permet souvent de livrer la prothèse provisoire le jour même ou le lendemain de l’intervention.
Avant sa fixation définitive, le praticien contrôle minutieusement son adaptation, l’occlusion, la stabilité, l’esthétique du sourire ainsi que le confort du patient. Quelques ajustements peuvent être réalisés afin d’obtenir une répartition équilibrée des forces de mastication. Une fois ces vérifications terminées, la prothèse est vissée sur les implants et les accès aux vis sont soigneusement obturés pour préserver l’esthétique.
Avant de quitter la clinique, le patient reçoit toutes les recommandations nécessaires concernant son alimentation, son hygiène bucco-dentaire, la prise éventuelle de médicaments, les précautions à respecter pendant les premières semaines et le calendrier des visites de contrôle. Ces conseils sont essentiels pour favoriser une cicatrisation optimale et préparer sereinement la pose de la prothèse définitive lors du second séjour.
Combien de temps faut-il garder une prothèse provisoire All-on-6 ?
La durée de port d’une prothèse provisoire All-on-6 varie selon chaque patient. Dans la majorité des cas, elle est conservée entre quatre et six mois, le temps nécessaire à une ostéo-intégration complète des implants. Cette période peut toutefois être plus longue si la qualité osseuse est insuffisante, si une greffe osseuse a été réalisée ou si le chirurgien estime qu’il est préférable de prolonger la cicatrisation avant la réalisation de la prothèse définitive.
Le respect de ce délai est particulièrement important. Même si les implants semblent parfaitement stables quelques semaines après l’intervention, le processus biologique de consolidation est toujours en cours. L’absence de douleur ou la possibilité de mastiquer correctement ne signifient pas que l’os est totalement cicatrisé.
Plusieurs facteurs peuvent influencer cette durée. L’âge du patient, le tabagisme, certaines maladies comme le diabète mal équilibré, la prise de certains médicaments ou encore la densité de l’os jouent un rôle important dans la vitesse de cicatrisation. C’est pourquoi le calendrier est toujours personnalisé.
Durant cette période, plusieurs contrôles sont généralement programmés. Le praticien vérifie l’état des gencives, le serrage des vis, la stabilité des implants, l’absence d’inflammation ainsi que le bon fonctionnement de la prothèse. Si nécessaire, quelques ajustements sont réalisés afin d’améliorer le confort ou de répartir différemment les forces de mastication.
Dans le cadre d’un tourisme dentaire, le premier séjour permet de réaliser la chirurgie et la pose de la prothèse provisoire. Le second séjour, organisé plusieurs mois plus tard, est consacré aux empreintes définitives, aux essais esthétiques et à la pose du bridge final.
| Situation clinique | Durée moyenne de la prothèse provisoire |
|---|---|
| Cicatrisation classique | 4 à 6 mois |
| Greffe osseuse associée | 6 à 8 mois |
| Faible densité osseuse | Selon l’avis du chirurgien |
| Fumeur important | Durée parfois prolongée |
| Cicatrisation lente | Contrôles supplémentaires avant validation |
Peut-on manger normalement avec une prothèse provisoire ?

C’est probablement la question la plus fréquente après une intervention All-on-6.
La réponse est oui, mais progressivement.
Pendant les premiers jours, l’alimentation doit rester essentiellement liquide ou semi-liquide afin de limiter les contraintes sur les implants récemment posés. Les purées, soupes, yaourts, compotes, œufs brouillés ou poissons tendres sont généralement recommandés.
Au fil des semaines, les aliments deviennent progressivement plus consistants. Il reste toutefois préférable d’éviter les aliments particulièrement durs ou collants qui pourraient exercer une pression excessive sur la prothèse provisoire.
Même si celle-ci est solidement vissée sur les implants, elle demeure une restauration temporaire. Son rôle est d’accompagner la cicatrisation, pas de supporter immédiatement toutes les contraintes d’une mastication normale.
Les aliments particulièrement durs comme les noix, les amandes, les glaçons, les bonbons très résistants ou les croûtes de pain épaisses sont donc déconseillés durant toute la période de port de la prothèse provisoire.
Il est également conseillé de couper les aliments en petits morceaux plutôt que de croquer directement dans une pomme, une baguette ou un sandwich particulièrement épais.
La répartition de la mastication est également importante. Mastiquer alternativement des deux côtés de la bouche permet de mieux répartir les contraintes sur l’ensemble des implants.
Avec le temps, la majorité des patients retrouvent une alimentation très variée. Ils peuvent consommer de nombreux aliments sans difficulté tout en respectant quelques précautions simples jusqu’à la pose de leur prothèse définitive.
| Aliments recommandés | Aliments à éviter |
|---|---|
| Purées | Noix |
| Poissons | Amandes |
| Légumes cuits | Glaçons |
| Riz bien cuit | Bonbons très durs |
| Pâtes | Caramel |
| Viandes mijotées | Croûtes de pain très dures |
| Œufs | Chewing-gums |
| Fruits mûrs | Pommes croquées directement |
Comment entretenir sa prothèse provisoire ?

Une bonne hygiène bucco-dentaire est indispensable pendant toute la période de cicatrisation. Les implants ne peuvent pas développer de carie, mais les tissus qui les entourent restent sensibles à l’accumulation de plaque bactérienne.
Le brossage doit être effectué après chaque repas avec une brosse à dents souple afin de nettoyer efficacement les faces visibles de la prothèse ainsi que les gencives.
Les brossettes interdentaires permettent d’accéder sous le bridge, là où les aliments peuvent avoir tendance à s’accumuler. De nombreux praticiens recommandent également l’utilisation d’un hydropulseur qui facilite le nettoyage sous la prothèse grâce à un jet d’eau pulsé.
Les bains de bouche peuvent être prescrits pendant les premiers jours après l’intervention afin de limiter le risque infectieux. En revanche, leur utilisation prolongée sans indication médicale n’est généralement pas recommandée.
L’hygiène ne concerne pas uniquement la prothèse. Les gencives, la langue et les autres dents présentes doivent également être soigneusement nettoyées afin de maintenir un environnement buccal sain.
Même en l’absence de douleur, les visites de contrôle restent essentielles. Elles permettent de détecter rapidement un éventuel desserrage des vis, une inflammation des tissus ou une usure prématurée de la résine.
Quels sont les problèmes les plus fréquents avec une prothèse provisoire ?
La majorité des patients traversent cette période sans rencontrer de difficulté particulière. Toutefois, comme toute restauration provisoire, certaines situations peuvent survenir.
Une dent peut-elle casser ?
Oui. La résine PMMA est résistante mais reste moins solide que la zircone. Une fracture peut apparaître après un choc important ou si des aliments trop durs sont consommés.
Dans la plupart des cas, cette réparation est relativement simple. Le laboratoire peut souvent réparer la prothèse sans avoir à la remplacer entièrement.
La prothèse peut-elle se dévisser ?
Un très léger desserrage peut exceptionnellement apparaître pendant les premiers mois.
Le patient peut alors ressentir une petite mobilité ou percevoir un bruit inhabituel lors de la mastication.
Il ne faut jamais tenter de resserrer soi-même la prothèse. Une consultation rapide permettra au praticien de contrôler le serrage des vis avec le couple de vissage adapté.
Est-il normal de ressentir une gêne ?
Une légère sensibilité est fréquente pendant les premiers jours.
Les gencives ont subi une intervention chirurgicale importante et les tissus ont besoin de temps pour cicatriser.
En revanche, une douleur importante, persistante ou qui augmente plusieurs semaines après l’intervention doit conduire à consulter rapidement.
Peut-on avoir des difficultés pour parler ?
Oui, durant les premiers jours.
La langue doit s’adapter à la nouvelle position des dents. Certains sons peuvent être légèrement modifiés, notamment les « s » ou les « ch ».
Cette adaptation est généralement très rapide et disparaît en quelques jours ou quelques semaines.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Certains signes doivent conduire à contacter la clinique sans attendre :
- mobilité de la prothèse ;
- fracture importante ;
- douleur qui augmente avec le temps ;
- gonflement important ;
- écoulement de pus ;
- saignement inhabituel ;
- difficulté importante à fermer la bouche ;
- sensation qu’un implant bouge.
Une prise en charge précoce permet généralement de résoudre ces situations avant qu’elles n’aient des conséquences sur le traitement.
Quels sont les avantages d’un All-on-6 réalisé dans le cadre du tourisme dentaire ?
Le protocole utilisé dans les centres spécialisés en tourisme dentaire est identique à celui pratiqué dans de nombreuses cliniques françaises. La principale différence réside dans l’organisation des soins.
Les cliniques spécialisées disposent souvent d’équipes dédiées à l’implantologie complète, de laboratoires numériques intégrés et d’un personnel habitué à prendre en charge des patients venant de l’étranger.
Le premier séjour est généralement consacré aux examens complémentaires, à la chirurgie implantaire et à la pose de la prothèse provisoire All-on-6. Après quelques jours de contrôle, le patient peut rentrer chez lui avec une dentition fixe lui permettant de reprendre progressivement une vie normale.
Plusieurs mois plus tard, une fois la cicatrisation terminée, un second séjour est organisé pour réaliser les empreintes définitives, les essais esthétiques puis la pose de la prothèse finale.
Cette organisation permet de limiter le nombre de déplacements tout en respectant les délais biologiques nécessaires à la réussite du traitement.
Les laboratoires numériques présents dans certaines cliniques permettent également de réduire les délais de fabrication et d’effectuer rapidement les éventuels ajustements pendant le séjour du patient.
Le passage à la prothèse définitive : à quoi faut-il s’attendre ?

Lorsque les implants sont parfaitement intégrés à l’os, une nouvelle série d’empreintes est réalisée. Les gencives ayant désormais atteint leur forme définitive, le laboratoire peut concevoir une restauration beaucoup plus précise.
Plusieurs essais sont souvent nécessaires afin de valider l’esthétique, la couleur des dents, leur longueur, leur alignement et la qualité de l’occlusion. Chaque détail est étudié pour obtenir un sourire naturel et une mastication confortable.
La prothèse définitive est généralement réalisée en zircone monolithique ou sur une armature en titane recouverte de matériaux esthétiques. Ces restaurations offrent une résistance très supérieure à celle d’une prothèse provisoire et sont conçues pour accompagner le patient pendant de nombreuses années.
Une fois la pose terminée, quelques jours d’adaptation sont parfois nécessaires, mais la plupart des patients constatent rapidement une amélioration de leur confort, de leur puissance de mastication et de leur confiance au quotidien.
La période passée avec la prothèse provisoire prend alors tout son sens : elle aura permis aux implants de cicatriser dans les meilleures conditions tout en préparant un résultat esthétique et fonctionnel durable.
FAQ : Prothèse provisoire All-on-6
Combien de temps faut-il porter une prothèse provisoire All-on-6 ?
Dans la majorité des cas, la prothèse provisoire All-on-6 est portée entre quatre et six mois. Cette durée correspond au temps nécessaire pour que les implants fusionnent durablement avec l’os. Selon la qualité osseuse ou la présence d’une greffe, cette période peut être prolongée.
Peut-on manger normalement avec une prothèse provisoire ?
Oui, mais progressivement. Les premières semaines, il est recommandé de privilégier une alimentation tendre afin de limiter les contraintes exercées sur les implants. Les aliments très durs, collants ou difficiles à mâcher doivent être évités jusqu’à la pose de la prothèse définitive.
La prothèse provisoire est-elle fixe ?
Oui. Dans un traitement All-on-6, la prothèse provisoire est généralement transvissée sur les implants. Elle est fixée par le chirurgien-dentiste et ne peut pas être retirée par le patient.
Une prothèse provisoire peut-elle casser ?
Oui. Elle est fabriquée en résine PMMA, un matériau suffisamment résistant pour la période de cicatrisation mais moins solide que la zircone. Une fracture peut survenir après un choc ou une mastication d’aliments trop durs. Dans la plupart des cas, elle peut être réparée.
Peut-on dormir avec une prothèse provisoire All-on-6 ?
Oui. La prothèse étant fixée sur les implants, elle reste en bouche en permanence, y compris pendant la nuit. Contrairement à un appareil amovible, il n’est pas nécessaire de la retirer avant de dormir.
Comment nettoyer une prothèse provisoire All-on-6 ?
Il est recommandé de se brosser les dents après chaque repas avec une brosse souple, d’utiliser des brossettes interdentaires ainsi qu’un hydropulseur pour nettoyer sous le bridge. Une bonne hygiène permet de prévenir les inflammations autour des implants.
Est-il normal d’avoir mal après la pose ?
Une légère douleur ou une sensation d’inconfort sont normales pendant les premiers jours suivant l’intervention. En revanche, une douleur importante, un gonflement qui augmente ou un écoulement doivent conduire à consulter rapidement le praticien.
Peut-on fumer avec une prothèse provisoire ?
Le tabac est fortement déconseillé après la pose des implants. Il ralentit la cicatrisation, augmente le risque d’infection et peut compromettre l’ostéo-intégration des implants. Réduire ou arrêter le tabac améliore considérablement les chances de réussite du traitement.
La prothèse provisoire peut-elle se dévisser ?
Cela reste rare, mais un léger desserrage peut parfois survenir pendant la période de cicatrisation. Si la prothèse semble mobile ou si vous ressentez un mouvement inhabituel, il est important de contacter rapidement votre chirurgien-dentiste. Il ne faut jamais essayer de resserrer les vis soi-même.
Peut-on voyager avec une prothèse provisoire All-on-6 ?
Oui. Une fois les premiers contrôles réalisés et l’accord du praticien obtenu, il est tout à fait possible de voyager. C’est d’ailleurs le principe du tourisme dentaire, où le patient rentre chez lui après le premier séjour avant de revenir plusieurs mois plus tard pour la pose de la prothèse définitive.
Quand la prothèse définitive est-elle posée ?
La prothèse définitive est généralement réalisée après quatre à six mois de cicatrisation, une fois que les implants sont parfaitement intégrés à l’os. Des empreintes précises sont alors réalisées afin de fabriquer une restauration parfaitement adaptée et durable.
La prothèse définitive est-elle plus confortable que la provisoire ?
Oui. La prothèse définitive est conçue dans des matériaux beaucoup plus résistants, comme la zircone ou une structure en titane. Elle offre une meilleure esthétique, une mastication plus efficace et une durabilité nettement supérieure à celle de la prothèse provisoire.
SOURCES :
Garza LC. et al. (2025) – Évaluation du PMMA comme matériau provisoire en implantologie
Données récentes sur la survie et les taux de fracture des prothèses provisoires en PMMA sur implants immédiatement chargés, utiles pour estimer la durée de vie d’une provisoire en tout-arc.
Abad-Coronel C. et al. (2023) – Résistance à la fracture des provisoires CAD/CAM
Comparaison de la résistance mécanique des restaurations temporaires (PMMA usiné, matériaux imprimés, composites), pour choisir un matériau fiable pendant la phase provisoire All-on-6.
Proceedings of the Seventh ITI Consensus Conference (2023) – Protocoles de mise en place et de mise en charge
Référentiel de recommandations (ITI) sur la mise en charge immédiate et les temps de transition vers la prothèse définitive, avec implications directes sur la durée de port des provisoires.
Morton et al. (2023) – ITI Group 5 : Implant placement and loading protocols
Consensus (Clinical Oral Implants Research) détaillant les critères de sécurité/indications de la mise en charge immédiate qui conditionnent la stabilité de la prothèse provisoire.
Araújo TG. et al. (2024) – Maintenance à long terme des implants : revue systématique
Synthèse des protocoles d’hygiène et d’entretien professionnels/à domicile, essentielle pour limiter les complications biologiques et prolonger la durée de service d’une prothèse provisoire tout-arc.








